تبب
Formes attestées : تَتْبِيبٍۢ 1 · تَبَابٍۢ 1 · تَبَّتْ 1 · تَبَّ 1
Sens premier
Se perdre, aller à sa perte : un anéantissement prononcé, non un simple échec, qui frappe l'œuvre dressée contre le message et, à travers elle, celui qui l'a faite.
Emplois
تَبَّ (verbe) → « se perdre » : l'accompli dit la perte comme déjà acquise : souhaitée sur les mains, constatée sur la personne.
- «تَبَّتْ يَدَآ أَبِى لَهَبٍۢ وَتَبَّ» — « Que se perdent les mains du Père de la flamme, et lui-même s'est perdu » (111:1)
تَبَاب, تَتْبِيب (noms) → « perdition » : la perte comme état où l'on se trouve (تَبَاب), ou comme ce qu'on vous fait croître (تَتْبِيب).
Preuve par le texte
Les quatre emplois visent une action menée contre le message : les mains du Père de la flamme (111:1), la ruse de Fir'awn (40:37), les divinités que les cités invoquaient « en dehors de Dieu » (11:101). Chaque fois, la perte ne reste pas dans l'acte : elle remonte à celui qui l'a fait, et ce que l'on appelait à l'aide ne fait qu'accroître la perte.
En 111:1, le verbe revient deux fois dans le même verset : d'abord sur les mains, l'instrument de l'acte, puis sur la personne entière. La perte s'étend de ce que l'on a fait à celui qui l'a fait ; elle n'est jamais partielle.
Distinctions
- هلك — la fin de ce qui vit ou dure, sans l'idée d'une perte attachée à un acte
- خسر — la perte d'un échange : ce que l'on a cédé sans retour
Voir aussi
لهب (la flamme) · كيد (la ruse)