ثور
Formes attestées : تُثِيرُ 3 · أَثَارُوا۟ 1 · أَثَرْنَ 1
Sens premier
Soulever ce qui reposait : la terre remuée, les nuages poussés par le vent, la poussière levée par une charge.
Emplois
تُثِيرُ, أَثَارَ (la terre) → « soulever la terre » : retourner le sol, le travail qui précède l'eau et la semence.
- «لَّا ذَلُولٌۭ تُثِيرُ ٱلْأَرْضَ وَلَا تَسْقِى ٱلْحَرْثَ» — « non rendue docile à soulever la terre ni à abreuver le labour » (2:71)
تُثِيرُ سَحَابًا → « soulever des nuages » : ce que font les vents envoyés ; la pluie suit.
- «ٱللَّهُ ٱلَّذِى يُرْسِلُ ٱلرِّيَٰحَ فَتُثِيرُ سَحَابًۭا» — « Dieu est Celui qui envoie les vents ; ils soulèvent des nuages » (30:48)
أَثَرْنَ نَقْعًا → « soulever la poussière » : le geste de la charge lancée au matin.
- «فَأَثَرْنَ بِهِۦ نَقْعًۭا» — « soulevant ainsi la poussière » (100:4)
Preuve par le texte
Trois matières, un seul geste. La vache qu'on n'a pas rendue docile ne soulève pas la terre et n'abreuve pas le labour (2:71) : le verbe se tient à côté de حَرْث, le champ, et dit le travail du sol. Les peuples d'avant « leur étaient supérieurs en force » et avaient soulevé la terre (30:9). Les vents soulèvent les nuages, que Dieu pousse vers une contrée morte pour lui redonner vie (35:9, 30:48). La charge de 100:4 soulève la poussière.
Ce qui est soulevé prépare toujours une suite : la terre attend l'eau, le nuage porte l'ondée (30:48), la poussière précède l'entrée au centre d'un attroupement (100:5).
Distinctions
- حرث — le labour : le champ et le geste de le cultiver, quand ثور dit la terre soulevée
Voir aussi
سحب (les nuages) · نقع (la poussière)