حوط
Formes attestées : أَحَاطَ 5 · مُحِيطٌۭ 3 · يُحِيطُونَ 2 · لَمُحِيطَةٌۢ 2 · أُحِيطَ 2 · تُحِطْ 2 · مُّحِيطٌۢ 2 · مُحِيطٌۢ 1
Sens premier
Cerner : entourer de toutes parts, de sorte que rien n'échappe ; dit du pouvoir de Dieu, de Son savoir, et de ce qui enserre l'homme sans lui laisser d'issue.
Emplois
مُحِيط → « cerner parfaitement » : Dieu tient de toutes parts ce que font les hommes, et ceux qui renient.
أَحَاطَ بِـ → « cerner » : tenir de toutes parts, sans issue : un butin pas encore atteint, un homme pris par sa faute, un feu dont l'enceinte enserre.
أَحَاطَ بِـ … عِلْمًا, خُبْرًا → « cerner par le savoir » : saisir une chose tout entière par la connaissance ; nié de l'homme, affirmé de Dieu.
أُحِيطَ بِـ → « être cerné » : être pris sans issue.
Preuve par le texte
Le mot dit toujours une prise sans issue. Pour l'homme, être cerné, c'est être perdu : la houle qui vient de partout (10:22), le jardin dont les fruits sont détruits (18:42), la faute qui ne laisse plus d'issue (2:81). Pour Dieu, cerner est un attribut constant : Il cerne ce que font les hommes (3:120, 4:108, 8:47), toute chose (4:126, 41:54), et même ce qu'ils n'ont pas encore atteint (48:21).
Avec « savoir » ou « expérience », le verbe dit la connaissance qui saisit une chose tout entière. Il est nié de l'homme, qui ne cerne du savoir de Dieu que ce qu'il Lui plaît (2:255, 20:110), qui dément ce qu'il ne cerne pas (10:39, 27:84), ou qui ne peut patienter devant ce qu'il ne cerne pas (18:68) ; il est affirmé de Dieu, qui « cerne tout ce qui est auprès d'eux » (72:28).
Distinctions
- وسع — l'ampleur : embrasser par l'étendue, quand حوط cerne de toutes parts
- حيق — l'enveloppement : ce qui retombe sur quelqu'un et l'enveloppe, quand حوط le cerne