سلط
Formes attestées : سُلْطَٰنًۭا 11 · سُلْطَٰنٍ 6 · بِسُلْطَٰنٍۢ 6 · سُلْطَٰنٍۢ 4 · سُلْطَٰنٍۭ 2 · سُلْطَٰنٌ 2 · سُلْطَٰنٌۭ 2 · لَسَلَّطَهُمْ 1
Sens premier
Avoir prise sur : l'autorité, pouvoir d'agir ou preuve qui fonde, toujours reçue d'un autre et jamais possédée par soi-même.
Emplois
سُلْطَان (ce qui fonde) → « autorité » : ce qui fonde une croyance ou une obéissance ; le plus souvent nié : Dieu n'en a fait descendre aucune.
سُلْطَان مُّبِين → « une autorité manifeste » : celle qui accompagne l'envoyé, avec les signes.
سُلْطَان عَلَى → « autorité sur » : la prise sur autrui, que le Détourneur n'a pas sur ceux qui croient.
سَلَّطَ عَلَى → « donner pouvoir sur » : accorder à quelqu'un prise sur un autre.
Preuve par le texte
L'autorité vient toujours d'ailleurs. Elle descend de Dieu, et c'est pourquoi les divinités nommées par les hommes n'en ont pas : « Dieu n'a fait descendre à leur sujet aucune autorité » (53:23). On l'exige des messagers comme une preuve (14:10), et ils répondent qu'ils ne peuvent l'apporter « si ce n'est avec la permission de Dieu » (14:11).
Le Détourneur lui-même l'avoue : « je n'avais sur vous aucune autorité, sinon de vous appeler » (14:22) ; la sienne ne s'exerce que sur ceux qui le prennent pour allié (16:100). Accordée, elle reste bornée : le responsable légal reçoit une autorité, « mais qu'il ne soit pas outrancier dans la mise à mort » (17:33). Et celui qui l'avait crue sienne la voit disparaître : « mon autorité s'est anéantie loin de moi » (69:29).
Distinctions
- ملك — la royauté : la possession du pouvoir, quand l'autorité est une prise reçue
- بين — la preuve claire : ce qui rend évident, quand l'autorité fonde le droit de parler ou d'agir