شبه
Formes attestées : تَشَٰبَهَ 3 · مُتَشَٰبِهًۭا 2 · تَشَٰبَهَتْ 1 · مُتَشَٰبِهَٰتٌۭ 1 · شُبِّهَ 1 · مُشْتَبِهًۭا 1 · مُتَشَٰبِهٍ 1 · مُتَشَٰبِهٍۢ 1
Sens premier
La ressemblance : deux choses assez proches pour qu'on les prenne l'une pour l'autre, sans qu'elles soient pour autant identiques.
Emplois
تَشَٰبَهَ, تَشَٰبَهَتْ → « se ressembler » : des choses qui se ressemblent au point de ne plus se distinguer.
مُتَشَٰبِه, مُشْتَبِه → « ressemblant », « aux parties qui se ressemblent », « ressemblants » : ce qui ressemble, à autre chose ou à soi-même en ses parties.
مُتَشَٰبِهَٰت, مَا تَشَٰبَهَ مِنْهُ → « sujets à ressemblance », « prête à ressemblance » : dans l'Écriture, ce qui prête à ressemblance, en face des signes univoques.
شُبِّهَ لَهُمْ → « une ressemblance leur en fut donnée » : la ressemblance donnée à voir, qui trompe sur ce qui a eu lieu.
- «وَلَٰكِن شُبِّهَ لَهُمْ» — « mais une ressemblance leur en fut donnée » (4:157)
Preuve par le texte
La ressemblance est toujours ce qui empêche de distinguer : les vaches qu'on ne sait plus départager (2:70), les noyaux des générations qui réclament les mêmes preuves (2:118), la création que des associés auraient faite « comme Sa création » (13:16). En 4:157, elle porte sur un événement : ce qui a été vu n'est pas ce qui a eu lieu.
Elle n'efface jamais la différence. Les fruits sont « ressemblants et non ressemblants » (6:99, 6:141) ; l'Écriture place les signes sujets à ressemblance à côté des signes univoques, « qui sont la matrice de l'Écriture » (3:7), et ce sont ceux dont les noyaux portent une déviation qui suivent ce qui prête à ressemblance. En 39:23 au contraire, la ressemblance des parties de l'Écriture entre elles appartient à la beauté du discours.
Distinctions
- مثل — le pareil, l'exemple : ce qui sert de mesure ou de modèle, quand la ressemblance peut tromper
Voir aussi
حكم (l'univoque)