ودى
Formes attestées : بِٱلْوَادِ 3 · دِيَةٌۭ 2 · ادِيًا 1 · أَوْدِيَةٌۢ 1 · بِوَادٍ 1 · ادٍۢ 1 · ادِ 1 · ٱلْوَادِ 1
Sens premier
Le creux allongé entre des reliefs, par où l'eau passe ; la même racine nomme la compensation remise pour une vie perdue.
Emplois
وَاد, أَوْدِيَة → « vallée », « vallées » : le creux que l'eau emprunte, qu'on traverse ou qu'on tient.
دِيَة → « une compensation » : ce qui est versé à la famille d'un croyant tué par erreur.
- «وَدِيَةٌۭ مُّسَلَّمَةٌ إِلَىٰٓ أَهْلِهِۦٓ» — « ainsi qu'une compensation versée à sa famille » (4:92)
Preuve par le texte
La vallée est le creux où l'eau descend : en 13:17, l'eau du ciel fait s'épancher les vallées « selon leur mesure ». On la traverse ou on la tient (9:121), on y séjourne (14:37), on y est appelé (20:12, la vallée sanctifiée de Tuwa) ; le nuage qui se dirige « vers leurs vallées » annonce la pluie attendue (46:24). L'image vaut aussi pour l'errance : les poètes « divaguent dans chaque vallée » (26:225), sans se fixer nulle part.
En 4:92, دِيَة est la compensation remise à la famille de celui qu'on a tué par erreur, jointe à la libération d'une personne croyante. Le texte la donne comme un dû à remettre, sans la rattacher lui-même à l'image de la vallée.