ثبت
Formes attestées : ثَبِّتْ 2 · تَثْبِيتًۭا 2 · يُثَبِّتَ 1 · ثَبِّتُوا۟ 1 · لِيُثْبِتُوكَ 1 · ٱثْبُتُوا۟ 1 · نُثَبِّتُ 1 · يُثْبِتُ 1
Sens premier
Être ferme, sans vaciller ni glisser ; à la forme causative, rendre ferme ce qui risquait de céder : le pas, la Conscience, le Soi.
Emplois
ثَبَّتَ, يُثَبِّتُ → « affermir » : rendre ferme ce qui pourrait vaciller ; c'est Dieu qui affermit, ou Ses Agents sur Son ordre.
تَثْبِيت → « affermissement » : l'acte d'affermir, que l'on recherche pour son propre Soi.
- «وَتَثْبِيتًۭا مِّنْ أَنفُسِهِمْ» — « et l'affermissement de leurs propres Soi » (2:265)
ٱثْبُتُوا۟ → « tenir bon » : se tenir ferme soi-même, face à l'adversaire.
- «إِذَا لَقِيتُمْ فِئَةًۭ فَٱثْبُتُوا۟» — « Quand vous rencontrez un bataillon, tenez bon » (8:45)
ثَابِت, ثُبُوت → « ferme » : ce qui tient : la racine de l'arbre, le propos, le pied avant qu'il glisse.
أَثْبَتَ → « immobiliser » : fixer quelqu'un sur place pour l'empêcher d'agir : le geste retourné contre le messager.
- «لِيُثْبِتُوكَ أَوْ يَقْتُلُوكَ أَوْ يُخْرِجُوكَ» — « pour t'immobiliser, te tuer, ou t'expulser » (8:30)
Preuve par le texte
La fermeté s'oppose au glissement : en 16:94, un pied « glisserait après avoir été ferme » ; en 17:74, sans l'affermissement, le messager « aurait bien failli s'appuyer sur eux ». La racine désigne donc un appui qui empêche de céder.
Cet appui est concret au combat, où Dieu affermit les pas (2:250, 3:147, 8:11, 47:7), et intérieur ailleurs : la Conscience est affermie par les récits des messagers (11:120) et par la Lecture descendue par parties (25:32) ; ceux qui croient sont affermis « par le propos ferme » (14:27), dont l'image est l'arbre à la racine ferme (14:24). En 8:30, le même geste devient une contrainte : fixer le messager pour l'arrêter.
Distinctions
Voir aussi
صبر (la patience) · قدم (le pas)