حزن
Formes attestées : يَحْزَنُونَ 13 · يَحْزُنكَ 5 · تَحْزَنْ 5 · تَحْزَنُوا۟ 3 · تَحْزَنُونَ 2 · حَزَنًا 2 · تَحْزَنَ 2 · لَيَحْزُنُكَ 1
Sens premier
L'affliction : la peine qui pèse sur celui qui a perdu, ou qui voit venir la perte.
Emplois
حَزِنَ, يَحْزَنُ, لَا تَحْزَنْ → « s'affliger », « être affligé » : éprouver la peine ; presque toujours nié ou défendu.
يَحْزُنُ (transitif) → « affliger » : causer la peine à quelqu'un.
- «فَلَا يَحْزُنكَ قَوْلُهُمْ» — « Que leur propos ne t'afflige donc pas » (36:76)
ٱلْحُزْن, ٱلْحَزَن → « le chagrin » : la peine elle-même, que l'on porte ou que l'on garde en soi.
- «وَٱبْيَضَّتْ عَيْنَاهُ مِنَ ٱلْحُزْنِ» — « Et ses yeux blanchirent de chagrin » (12:84)
Preuve par le texte
La formule « nulle crainte sur eux, et ils ne seront pas affligés » revient d'un bout à l'autre du texte (2:38, 2:62, 2:277, 6:48, 46:13…) : la crainte regarde ce qui vient, l'affliction ce qui est perdu, et les deux sont levées ensemble. Au Jardin, on loue Dieu « qui a éloigné de nous » le chagrin (35:34).
L'affliction suit la perte : le père de Youssof, privé de lui, dont les yeux « blanchirent de chagrin » (12:84) ; la mère de Moussa, à qui Dieu le rend « afin que son regard se rassérène et qu'elle ne s'afflige pas » (20:40) ; ceux qui n'ont pas de quoi partir, qui repartent « affligés de ne pas trouver de quoi dépenser » (9:92). Au messager, le texte répète « ne t'afflige pas pour eux » (15:88, 16:127, 27:70) ; c'est le Détourneur qui cherche, par le conciliabule, à affliger ceux qui croient (58:10).
Distinctions
- اسف — l'amertume : le regret mêlé d'indignation, quand حزن est la peine elle-même
- خوف — la crainte : ce que l'on redoute de l'avenir, quand l'affliction porte sur la perte
Voir aussi
كظم (contenir sa peine (12:84))