طير
Formes attestées : ٱلطَّيْرِ 7 · ٱلطَّيْرُ 4 · ٱلطَّيْرَ 4 · طَيْرًۢا 2 · طَٰٓئِرٍۢ 1 · يَطِيرُ 1 · يَطَّيَّرُوا۟ 1 · طَٰٓئِرُهُمْ 1
Sens premier
Voler : l'oiseau, ce qui vole ; et le présage, qu'on lisait dans le vol des oiseaux, devenu le sort qui s'attache à quelqu'un.
Emplois
طَيْر, طَٰٓئِر, يَطِيرُ → « oiseau », « les oiseaux », « voler » : l'oiseau réel : créature parmi les créatures, assujettie, qui glorifie.
طَٰٓئِر (le sort) → « présage » : ce qui revient à quelqu'un de ses propres actes, qu'on prétendait lire dans le vol.
يَطَّيَّرُوا۟, ٱطَّيَّرْنَا, تَطَيَّرْنَا → « voir un mauvais présage en » : imputer un malheur à quelqu'un comme à un oiseau de malheur.
مُسْتَطِيرًا → « qui se répand largement » : ce qui vole au loin et s'étend partout.
- «وَيَخَافُونَ يَوْمًۭا كَانَ شَرُّهُۥ مُسْتَطِيرًۭا» — « et craignent un jour dont le mal se répand largement » (76:7)
Preuve par le texte
L'oiseau du texte est d'abord celui qu'on voit : il vole de ses deux ailes et forme des communautés « semblables à vous » (6:38), il tient dans l'espace du ciel « que rien ne tient sinon Dieu » (16:79), il glorifie avec Dawud (21:79, 38:19), Sulayman en connaît le langage (27:16).
Le présage est pris trois fois dans la même scène. Les opposants voient dans le messager la cause de leur malheur : Fir'awn et sa cour en Moussa (7:131), le peuple de Salih (27:47), la cité de la sourate 36 (36:18). Chaque fois, la réponse ôte le présage au vol des oiseaux pour le rendre à sa source : « Votre présage est auprès de Dieu » (27:47), « Votre présage est avec vous-mêmes » (36:19). En 17:13, il est attaché au cou de chacun, et le registre qui le suit le montre fait de ses propres actes.
Distinctions
- جنح — l'aile, par laquelle l'oiseau vole
Voir aussi
عنق (le cou, où le présage est attaché)