كتم
Formes attestées : تَكْتُمُونَ 6 · يَكْتُمُونَ 6 · تَكْتُمُوا۟ 2 · كَتَمَ 1 · لَيَكْتُمُونَ 1 · يَكْتُمْنَ 1 · يَكْتُمْهَا 1 · تَكْتُمُونَهُۥ 1
Sens premier
Taire : retenir en soi ce que l'on sait et que l'on doit dire ou montrer.
Emplois
تَكْتُمُوا۟, يَكْتُمُونَ, كَتَمَ → « taire » : taire la vérité que l'on sait, ou le témoignage que l'on détient.
يَكْتُمُونَ مَآ أَنزَلْنَا → « taire ce que Nous avons fait descendre » : taire l'Écriture reçue, au lieu de la rendre claire.
تُبْدُونَ … تَكْتُمُونَ → « faire apparaître … taire » : le couple de ce que l'on fait apparaître et de ce que l'on tait, que Dieu connaît.
يَكْتُمُ إِيمَٰنَهُۥٓ → « taire sa foi » : garder sa foi pour soi devant un pouvoir hostile.
- «يَكْتُمُ إِيمَٰنَهُۥٓ» — « qui taisait sa foi » (40:28)
Preuve par le texte
Ce que l'on tait est presque toujours dû à d'autres : la vérité que l'on sait (2:42, 2:146, 3:71), le témoignage que l'on détient (2:140, 2:283, 5:106), ce que Dieu a fait descendre de l'Écriture (2:159, 2:174, 3:187), ce que Dieu a créé dans les matrices (2:228), ce qu'Il a donné de Sa faveur (4:37). Le texte en fait une faute : celui qui tait le témoignage a « un noyau transgresseur » (2:283).
Devant Dieu, rien ne se tait : Il connaît ce que l'on fait apparaître et ce que l'on tait (2:33, 5:99, 21:110, 24:29), et au Jour, ceux qui ont renié ne pourront rien Lui taire (4:42). Un seul emploi est sans blâme : l'homme du clan de Fir'awn qui tait sa foi prend pourtant la parole pour Moussa (40:28).
Distinctions
- خفى — cacher : mettre hors de la vue ; taire, c'est retenir une parole ou un savoir dû
- سرر — garder secret, sans le blâme qui pèse sur qui tait ce qui est dû
Voir aussi
بدو (faire apparaître, son contraire) · شهد (le témoignage qu'on ne doit pas taire)