احد
Formes attestées : أَحَدًۭا 15 · أَحَدٍۢ 11 · أَحَدٌۭ 9 · أَحَدٍ 5 · إِحْدَىٰهُمَا 5 · أَحَدَكُمُ 4 · إِحْدَى 4 · أَحَدًا 4
Sens premier
L'un pris seul, sans second : « personne » dans la négation, « l'un de » au sein d'un groupe et, dit de Dieu, la singularité qui n'entre dans aucune série.
Emplois
أَحَد après une négation → « personne », « nul » : pas un seul : la négation porte sur chaque un.
أَشْرَكَ… أَحَدًا → « n'associer personne » : la négation de tout second placé à côté de Dieu.
- «وَلَآ أُشْرِكُ بِرَبِّىٓ أَحَدًۭا» — « et je n'associe personne à mon Tuteur » (18:38)
أَحَدُ, إِحْدَىٰ + complément → « l'un de », « l'une de » : un seul, tiré d'un ensemble nommé.
أَحَدٌ dit de Dieu → « Singularité absolue » : l'un sans second ni série, aussitôt défini par ce qu'il exclut.
Preuve par le texte
Le mot isole toujours un seul. Dans un groupe, il en tire un : l'un de vous que la mort atteint (2:180), l'une des deux filles qui parle (28:26), l'un des associateurs qui demande protection (9:6). Dans la négation, il refuse jusqu'à ce seul : on ne trouve « personne » dans la maison (24:28), Dieu n'est injuste envers personne (18:49).
La sourate 112 l'emploie à ses deux bouts. Elle l'ouvre pour dire Dieu : « Il est Dieu, Singularité absolue » (112:1) ; elle le referme sur la négation : « Et nul n'est Son équivalent » (112:4). Entre les deux, Il n'engendre pas et n'est pas engendré : ni descendance ni ascendance. La singularité de 112:1 n'est donc pas un nombre : c'est l'absence de tout second, que le même mot nie à la fin.
D'où la formule qui revient avec أَشْرَكَ : « je n'associe personne à mon Tuteur » (18:38, 72:20), « Il n'associe personne à Son jugement » (18:26). Chaque fois, أَحَد écarte le second que l'on voudrait placer à côté du seul.
Distinctions
- وحد — l'unité qui se compte : « un », le premier d'une série possible
- كفو — l'équivalent, ce que 112:4 refuse à Dieu
Voir aussi
شرك (l'association) · صمد (l'Impénétrable, nommé en 112:2)