خبث
Formes attestées : ٱلْخَبِيثَ 5 · ٱلْخَبَٰٓئِثَ 2 · ٱلْخَبِيثُ 1 · ٱلْخَبِيثِ 1 · خَبُثَ 1 · خَبِيثَةٍۢ 1 · خَبِيثَةٍ 1 · ٱلْخَبِيثَٰتُ 1
Sens premier
Être corrompu dans sa nature même, à l'opposé de ce qui est bon : ce qui se dit des biens, des paroles, des personnes et des actes.
Emplois
ٱلْخَبِيث, خَبِيثَة, خَبُثَ → « vil » : ce qui est corrompu dans sa nature, toujours posé face au bon.
ٱلْخَبِيثُونَ, ٱلْخَبِيثَٰت → « les vils », « les viles » : les personnes elles-mêmes, dans les deux genres.
- «ٱلْخَبِيثَٰتُ لِلْخَبِيثِينَ وَٱلْخَبِيثُونَ لِلْخَبِيثَٰتِ» — « Les viles pour les vils, et les vils pour les viles » (24:26)
ٱلْخَبَٰٓئِث → « les choses vicieuses », « les pratiques vicieuses » : ce que l'on consomme ou ce que l'on commet, quand la corruption tient à la chose ou à l'acte.
Preuve par le texte
La racine vit dans un couple : en face se tient presque toujours ٱلطَّيِّب, « le bon ». On ne substitue pas l'un à l'autre (4:2) ; on ne vise pas le vil pour en faire une dépense qu'on ne prendrait soi-même « qu'en fermant les yeux dessus » (2:267) ; Dieu les distingue (3:179), puis place le vil « partie sur partie » pour le mettre dans Jahannam (8:37).
La quantité n'y change rien : « Le vil et le bon ne sont pas égaux, même si l'abondance du vil t'éblouit » (5:100). Une terre de cette nature ne donne que chichement (7:58) ; une parole de cette nature est un arbre arraché, « sans nulle stabilité » (14:26), face au bon arbre dont la racine est ferme (14:24). Le couple s'étend enfin aux personnes, dans les deux genres (24:26).
Distinctions
- سوء — le mal : ce qui nuit ou afflige, quand خبث dit une corruption de nature
- رجس — l'immondice : ce qui salit et qu'on écarte, quand خبث dit ce qui est vicié en soi
Voir aussi
طيب (le bon, son contraire)