ذئب
Formes attestées : ٱلذِّئْبُ 3
Sens premier
Le loup, la bête de proie qui dévore. Le texte ne le nomme que dans le récit de Youssof, où la crainte du père devient l'alibi des frères.
Emplois
ٱلذِّئْب → « le loup » : la bête qui dévore l'enfant laissé sans garde ; il est toujours le sujet de « dévorer ».
Preuve par le texte
Les trois emplois suivent un même mensonge en trois temps. Le père nomme le danger : « je crains que le loup ne le dévore alors que vous en seriez insouciants » (12:13). Les frères reprennent le mot pour le nier, en invoquant leur nombre : « Si le loup le dévorait, alors que nous sommes une ligue soudée » (12:14). Puis ils s'en servent comme récit, le soir, en pleurant : « et le loup l'a dévoré » (12:17).
Le mot reste concret dans les trois cas : c'est l'agencement du récit, non le mot, qui fait du loup une fable. La crainte du père fournit elle-même l'alibi.
Voir aussi
اكل (dévorer)