ذنب
Formes attestées : بِذُنُوبِهِمْ 7 · ذُنُوبَنَا 3 · ذُنُوبَكُمْ 3 · ذُنُوبِكُمْ 3 · ٱلذُّنُوبَ 2 · بِذُنُوبِ 2 · لِذَنۢبِكَ 2 · بِذَنۢبِهِمْ 2
Sens premier
Ce qui traîne derrière : l'acte qui reste attaché à son auteur et le suit. D'où le tort, grief pendant envers Dieu ou envers un tiers, et la part de conséquence qui revient à chacun.
Emplois
ذَنۢب, ذُنُوب → « tort », « torts » : l'acte commis envers une partie lésée, qui demeure jusqu'au pardon ou à la saisie.
ذَنُوب → « part » : la part de conséquence qui suit les actes, semblable à celle des devanciers.
- «ذَنُوبًۭا مِّثْلَ ذَنُوبِ أَصْحَٰبِهِمْ» — « une part semblable à la part de leurs compagnons » (51:59)
Preuve par le texte
Le tort est toujours tourné vers quelqu'un. Moussa le dit d'un meurtre commis envers le peuple de Fir'awn : « Ils ont contre moi un tort, et je crains qu'ils ne me tuent » (26:14). C'est un grief que d'autres détiennent, non une souillure intérieure. Envers Dieu, il se pardonne (3:135, 39:53) ou se paie : les peuples d'avant sont saisis et anéantis pour leurs torts (3:11, 6:6, 29:40).
Le tort suit son auteur jusqu'au Jour : on le reconnaît (40:11, 67:11), on en demande le pardon (12:97, 47:19), et la fillette enterrée vivante sera interrogée « pour quel tort elle a été tuée » (81:9), la question accusant celui qui l'a enfouie. En 51:59, le mot désigne la part qui revient à ceux qui ont commis l'injustice, « semblable à la part de leurs compagnons » (51:59) : ce qui suit les actes, comme la queue suit le corps.
Distinctions
- اثم — le manquement qui pèse : l'infraction au cadre posé, quand le tort est un grief envers une partie
- جرم — la rupture : celui qui coupe le lien s'en trouve retranché, quand le tort reste attaché à celui qu'on a lésé
- ظلم — l'injustice : l'acte qui prive de son dû, quand le tort est ce qui en reste attaché à l'auteur
Voir aussi
غفر (pardonner)