سرح
Formes attestées : سَرِّحُوهُنَّ 2 · سَرَاحًۭا 2 · تَسْرِيحٌۢ 1 · تَسْرَحُونَ 1 · أُسَرِّحْكُنَّ 1
Sens premier
Laisser aller librement, sans retenir : rendre sa liberté à une épouse, ou mener le troupeau au pâturage.
Emplois
سَرَّحَ, تَسْرِيح → « libérer », « une libération » : laisser partir l'épouse, toujours avec convenance.
سَرَاحًا جَمِيلًا → « une libération digne » : la formule qui dit la manière de laisser aller.
- «وَسَرِّحُوهُنَّ سَرَاحًۭا جَمِيلًۭا» — « et libérez-les d'une libération digne » (33:49)
تَسْرَحُونَ → « mener paître » : laisser aller le troupeau vers l'espace ouvert, le matin.
- «وَحِينَ تَسْرَحُونَ» — « et lorsque vous les menez paître » (16:6)
Preuve par le texte
Le verbe va toujours de pair avec son contraire, garder : « gardez-les selon ce qui est reconnu, ou libérez-les selon ce qui est reconnu » (2:231), « soit une reprise selon ce qui est reconnu, soit une libération de bonne grâce » (2:229). Ce n'est pas la rupture elle-même, mais la manière de laisser partir, sans contrainte ni dommage ; d'où la « libération digne » (33:28, 33:49).
En 16:6, le même geste ouvre le pâturage : le troupeau rentré le soir est, le matin, laissé aller.
Distinctions
- طلق — la répudiation : la rupture prononcée, quand سرح est le geste de laisser partir
Voir aussi
مسك (retenir)