طوق
Formes attestées : طَاقَةَ 2 · يُطِيقُونَهُۥ 1 · سَيُطَوَّقُونَ 1
Sens premier
Entourer de ses forces : la capacité qui embrasse une charge, ou le cercle qui enserre celui qui a retenu.
Emplois
يُطِيقُونَهُ → « en avoir la capacité » : pouvoir assumer une obligation.
- «وَعَلَى ٱلَّذِينَ يُطِيقُونَهُۥ فِدْيَةٌۭ طَعَامُ مِسْكِينٍۢ» — « et pour ceux qui en ont la capacité, une compensation, la nourriture d'un indigent » (2:184)
طَاقَة → « la force » : ce que l'on peut affronter ou porter.
سَيُطَوَّقُونَ → « être cerclé » : être enserré par ce que l'on a retenu.
- «سَيُطَوَّقُونَ مَا بَخِلُوا۟ بِهِۦ يَوْمَ ٱلْقِيَٰمَةِ» — « Ils seront cerclés de ce dont ils ont été avares, au Jour de la Comparution » (3:180)
Preuve par le texte
La force est toujours mesurée à une charge : le jeûne qu'on peut ou non assumer (2:184), l'armée de Jalut qu'on ne peut affronter (2:249), le fardeau qu'on demande à Dieu de ne pas imposer (2:286). Elle est ce que l'on peut embrasser.
En 3:180, le mot se retourne : ce que l'avare n'a pas voulu donner l'entoure à son tour, au Jour de la Comparution. Ce qu'il n'a pas porté vers les autres devient un cercle qui l'enserre.
Voir aussi
بخل (l'avarice)