غرق
Formes attestées : أَغْرَقْنَا 6 · أَغْرَقْنَٰهُمْ 4 · مُّغْرَقُونَ 3 · أَغْرَقْنَآ 2 · ٱلْغَرَقُ 1 · ٱلْمُغْرَقِينَ 1 · يُغْرِقَكُم 1 · أَغْرَقْنَٰهُ 1
Sens premier
Être submergé par l'eau jusqu'à y périr : noyer, être noyé ; au serment de 79:1, l'arrachement qui plonge jusqu'au fond.
Emplois
أَغْرَقَ, يُغْرِقُ → « noyer » : Dieu noie un peuple qui a démenti, et sépare de lui ceux qu'Il sauve.
أُغْرِقُوا۟, مُغْرَقُون, ٱلْمُغْرَقِين → « être noyé », « les noyés » : le passif et le participe : ceux sur qui la noyade est tombée, ou va tomber.
ٱلْغَرَق → « la noyade » : la submersion elle-même, qui rattrape celui qui fuit.
- «حَتَّىٰٓ إِذَآ أَدْرَكَهُ ٱلْغَرَقُ» — « jusqu'à ce que, la noyade le rattrapant » (10:90)
غَرْقًا → « en submergeant » : le nom d'action qualifie un arrachement qui va jusqu'au fond.
- «وَٱلنَّٰزِعَٰتِ غَرْقًۭا» — « Par celles qui arrachent en submergeant » (79:1)
Preuve par le texte
Le verbe a presque toujours Dieu pour sujet et un peuple pour objet : le clan de Fir'awn (2:50, 8:54), le peuple de Nuh (25:37), ceux qui ont démenti les signes (7:64, 10:73). La noyade suit le démenti, et elle sépare : « Nous sauvâmes Moussa et tous ceux qui étaient avec lui, puis Nous noyâmes les autres » (26:65-66).
Elle est aussi un moment où l'on est rattrapé : Fir'awn ne dit sa foi qu'une fois saisi par la noyade (10:90) ; le fils de Nuh, séparé de son père par la houle, est « du nombre des noyés » (11:43). En 18:71, percer le vaisseau, c'est aux yeux de Moussa vouloir « noyer ses occupants ».
Distinctions
- خسف — l'engloutissement : la terre qui se referme sur quelqu'un, quand غرق est la submersion par l'eau
Voir aussi
يمم (le flot)