Le texte définit par les actes
Le Coran définit les gens par ce qu'ils font, non par ce qu'ils déclarent croire. Quand il nomme une catégorie (celui qui dément, le croyant, l'ennemi), il la décrit aussitôt par des actes.
La sourate 107 pose une question, puis y répond par un acte : « As-tu vu celui qui dément la Rétribution ? C'est celui qui repousse rudement l'orphelin, et n'incite pas à nourrir l'indigent. » (107:1-3). Le démenti n'est pas une opinion : il se voit dans la manière de traiter le faible.
La sourate 90 fait de même pour le chemin difficile : « C'est libérer quelqu'un d'une dette écrasante, ou nourrir, un jour de famine, un orphelin proche parent, ou un indigent dans le dénuement. » (90:13-16). Et ceux de la Fournaise disent d'eux-mêmes : « Nous n'étions pas de ceux qui établissaient le contact, et nous ne nourrissions pas l'indigent » (74:43-44).
Le lien de parenté ou de mariage ne remplace pas l'acte. La femme de Nuh et la femme de Lut sont données en exemple à ceux qui ont renié (66:10) ; la femme de Fir'awn, à ceux qui croient (66:11). Chacune est jugée sur ce qu'elle a fait, non sur l'homme qu'elle a épousé.
Même l'ennemi est défini par ses actes : « ceux qui vous ont combattus au sujet de la Loi, vous ont expulsés de vos demeures, et ont soutenu votre expulsion » (60:9), et non par ce qu'ils croient.
Dans le texte
فَذَٰلِكَ ٱلَّذِى يَدُعُّ ٱلْيَتِيمَفَكُّ رَقَبَةٍإِنَّمَا يَنْهَىٰكُمُ ٱللَّهُ عَنِ ٱلَّذِينَ قَٰتَلُوكُمْ