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القرآن
1 Dieu et l'unicité 1 / 8

La double négation « لم … ولم يكن له »

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Pour dire ce que Dieu n'est pas, le Coran emploie une formule fixe en deux temps : « لَمْ » + verbe (ce qu'Il n'a pas fait), puis « وَلَمْ يَكُن لَّهُۥ » + nom (ce qu'Il n'a pas). Le premier temps nie l'enfant, le second nie tout partenaire : un associé dans la royauté, ou un égal.

La formule apparaît trois fois :

  • 17:111 et 25:2, mot pour mot : « لَمْ يَتَّخِذْ وَلَدًۭا وَلَمْ يَكُن لَّهُۥ شَرِيكٌۭ فِى ٱلْمُلْكِ » : ni enfant, ni associé dans la royauté ;
  • 112:3-4 : « لَمْ يَلِدْ وَلَمْ يُولَدْ وَلَمْ يَكُن لَّهُۥ كُفُوًا أَحَدٌۢ » : ni engendrement, dans les deux sens, ni égal.

Dans la sourate 112, le second terme n'est pas شَرِيك mais كُفُوًا (« équivalent ») : la formule nie toujours, d'abord la filiation, ensuite tout partenaire à égalité, qu'il soit associé ou équivalent.

Pour la traduction, 17:111 et 25:2 étant identiques en arabe, ils sont rendus à l'identique, et l'expression اتخذ ولدا est rendue « S'attribuer un enfant » dans tout le corpus.

Dans le texte

Exemple 17:111
لَمْ يَتَّخِذْ وَلَدًۭا وَلَمْ يَكُن لَّهُۥ شَرِيكٌۭ فِى ٱلْمُلْكِ
« qui ne S'est pas attribué d'enfant, qui n'a pas d'associé dans la royauté »
Premier temps : l'enfant ; second temps : l'associé.
Exemple 25:2
وَلَمْ يَتَّخِذْ وَلَدًۭا وَلَمْ يَكُن لَّهُۥ شَرِيكٌۭ فِى ٱلْمُلْكِ
« qui ne S'est pas attribué d'enfant et qui n'a pas d'associé dans la royauté »
Mot pour mot la même formule qu'en 17:111.
Exemple 112:3-4
لَمْ يَلِدْ وَلَمْ يُولَدْ وَلَمْ يَكُن لَّهُۥ كُفُوًا أَحَدٌۢ
« Il n'engendre pas, et n'est pas engendré. … Et nul n'est Son équivalent. »
Même schéma, mais le second terme est كُفُوًا (« équivalent ») : c'est ce qui a imposé la correction de l'énoncé.