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Formes attestées : أَلِيمٌۭ 28 · أَلِيمًۭا 11 · أَلِيمٍۢ 9 · أَلِيمٌ 7 · أَلِيمٍ 5 · ٱلْأَلِيمَ 4 · أَلِيمٌۢ 3 · تَأْلَمُونَ 2
Sens premier
La douleur, ce qui fait souffrir. Le texte en qualifie presque toujours la peine, et une fois la souffrance partagée du combat.
Emplois
عَذَابٌ أَلِيمٌ → « une peine douloureuse » : la formule qui suit l'énoncé d'une faute et en donne l'issue.
بَشِّرْ… بِعَذَابٍ أَلِيمٍ → « annonce… une peine douloureuse » : l'annonce, verbe des bonnes nouvelles, retournée vers la douleur.
يَوْمٍ أَلِيمٍ, أَخْذَهُۥٓ أَلِيمٌ → « un jour douloureux », « douloureuse » : la douleur prêtée au temps de la peine ou à la saisie divine elle-même.
تَأْلَمُونَ, يَأْلَمُونَ → « souffrir » : la douleur éprouvée, égale des deux côtés d'un combat.
- «إِن تَكُونُوا۟ تَأْلَمُونَ فَإِنَّهُمْ يَأْلَمُونَ كَمَا تَأْلَمُونَ» — « Si vous souffrez, ils souffrent certes comme vous souffrez » (4:104)
Preuve par le texte
La peine douloureuse n'arrive jamais sans cause dite : le mensonge (2:10), le reniement (2:104), l'agression commise après la règle (2:178, 5:94), le dos tourné (9:74, 48:16-17). La formule ferme la phrase qui nomme la faute, comme son issue.
Le verbe montre l'autre face du mot. En 4:104, la douleur du combat est la même pour les deux camps : « Si vous souffrez, ils souffrent certes comme vous souffrez ». Ce qui les sépare n'est pas la douleur, c'est l'espoir : « mais vous espérez de Dieu ce qu'ils n'espèrent pas ». La douleur seule ne juge personne ; elle devient peine quand elle répond à une faute.
Distinctions
- عذب — la peine elle-même, dont أَلِيم dit la douleur
- شدد — la sévérité, l'intensité de la rigueur, jointe à la douleur en 11:102
Voir aussi
بشر (l'annonce) · رجو (l'espoir, qui distingue les deux camps en 4:104)