شحح
Formes attestées : أَشِحَّةً 2 · شُحَّ 2 · ٱلشُّحَّ 1
Sens premier
L'avidité : la disposition du Soi qui retient pour soi et convoite, jusqu'à refuser tout partage.
Emplois
ٱلشُّحّ, شُحَّ نَفْسِهِۦ → « l'avidité » : une disposition présente en tout Soi, dont il faut être prémuni.
أَشِحَّةً → « avides » : l'état de ceux que l'avidité gouverne, envers les autres ou envers le bien.
Preuve par le texte
Le texte donne l'avidité comme un trait du Soi lui-même : elle est toujours présente aux Soi (4:128), dans un verset sur la réconciliation des époux, où chacun doit consentir à céder. Elle n'est donc pas le vice de quelques-uns ; c'est contre elle que l'on est prémuni, et la formule, identique en 59:9 et 64:16, fait de ce prémunissement la condition de la réussite.
En 33:19, les mêmes hommes sont deux fois avides : ils ne donnent rien d'eux-mêmes au combat, puis, la crainte passée, ils convoitent le bien. L'avidité retient ce qu'on doit et convoite ce qu'on n'a pas ; en 59:9, elle a pour contraire ceux qui préfèrent les autres à eux-mêmes, « fussent-ils eux-mêmes dans le dénuement ».
Distinctions
- بخل — l'avarice : l'acte de retenir ce que l'on a, quand l'avidité est la disposition qui retient et convoite
Voir aussi
فلح (réussir)