كفل
Formes attestées : ٱلْكِفْلِ 2 · كَفَّلَهَا 1 · يَكْفُلُ 1 · كِفْلٌۭ 1 · كَفِيلًا 1 · يَكْفُلُهُۥ 1 · يَكْفُلُونَهُۥ 1 · أَكْفِلْنِيهَا 1
Sens premier
Avoir sous sa responsabilité une personne ou un engagement : en avoir le soin, s'en porter garant.
Emplois
كَفَّلَ, يَكْفُلُ → « confier le soin », « avoir le soin » : avoir un enfant à sa charge, par désignation.
كَفِيلًا → « garant » : Dieu pris comme garant d'un serment.
- «وَقَدْ جَعَلْتُمُ ٱللَّهَ عَلَيْكُمْ كَفِيلًا» — « alors que vous avez pris Dieu comme garant sur vous » (16:91)
كِفْل, كِفْلَيْنِ → « part de responsabilité », « double part » : la part dont on répond, ou que l'on reçoit.
أَكْفِلْنِيهَا → « Confie-la-moi » : demander à prendre un bien à sa charge.
- «أَكْفِلْنِيهَا» — « Confie-la-moi » (38:23)
ذَا ٱلْكِفْلِ → « Dhul-Kifl » : le nom propre, gardé tel quel.
- «وَذَا ٱلْكِفْلِ» — « et Dhul-Kifl » (21:85)
Preuve par le texte
Le soin est toujours attribué par une désignation. En 3:44, les roseaux jetés désignent celui qui aura le soin de Maryam, et en 3:37, c'est Dieu qui l'attribue à Zakariya, par la forme redoublée كَفَّلَ ; en 20:40 et 28:12, la sœur de Moussa indique une famille qui aura le soin de l'enfant, que sa mère reprend ensuite en charge (رضع).
La même responsabilité se dit d'un engagement : on prend Dieu comme garant de ses serments (16:91), on répond de sa part dans une intercession mauvaise (4:85), et le croyant reçoit une double part de la bienveillance divine (57:28). Dhul-Kifl, nommé en 21:85 et 38:48, porte la racine dans son nom ; la traduction le garde tel quel.
Distinctions
- رضع — prendre l'enfant en charge au premier âge, quand كفل dit le soin confié par désignation
Voir aussi
زكريا (celui qui reçoit le soin de Maryam)