Le refrain découpe la sourate en strophes
Quand un refrain revient à intervalles réguliers, il découpe la sourate en strophes : chaque strophe apporte une preuve ou un récit, et le refrain lui donne le même verdict. C'est pourquoi il est traduit chaque fois à l'identique.
La sourate 77 est construite ainsi. Après chaque preuve (la création, la terre, le Jour de la Séparation), la même phrase tombe : « Malheur, ce jour-là, à ceux qui démentent ! » (77:15, 77:19, 77:24… dix fois). Le lecteur entend le verdict revenir et comprend que chaque preuve aboutit au même constat.
La sourate 54 a deux refrains qui alternent. L'un se tourne vers le passé : « Comment donc furent Mon châtiment et Mes avertissements ? » (54:16, 54:18, 54:21, 54:30) ; l'autre se tourne vers l'auditeur : « Nous avons, en vérité, rendu la Lecture aisée pour le Rappel : y a-t-il donc quelqu'un pour en tirer le rappel ? » (54:17, 54:22, 54:32, 54:40). Chaque peuple puni est suivi des deux : ce qui est arrivé, et ce que vous en ferez.
La sourate 57 ferme chaque rappel des gens de l'Écriture sur la même phrase : « Et beaucoup d'entre eux sont des outrepasseurs » (57:16, 57:26, 57:27).
Dans le texte
وَيْلٌۭ يَوْمَئِذٍۢ لِّلْمُكَذِّبِينَفَكَيْفَ كَانَ عَذَابِى وَنُذُرِوَلَقَدْ يَسَّرْنَا ٱلْقُرْءَانَ لِلذِّكْرِ فَهَلْ مِن مُّدَّكِرٍۢ