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Sourates et récits 2 / 8
Le châtiment comparé à des débris végétaux
Quatre récits de châtiment suivent le même schéma en trois temps : un envoi « sur eux » (un vent, un cri, des oiseaux), puis le résultat introduit par فَـ, puis une comparaison des corps à des débris végétaux : des troncs de palmiers, des brindilles sèches, un épi mâché.
Les quatre occurrences :
- les Récidivistes [Aad], en 54:19-20 : « إِنَّآ أَرْسَلْنَا عَلَيْهِمْ رِيحًۭا صَرْصَرًۭا … تَنزِعُ ٱلنَّاسَ كَأَنَّهُمْ أَعْجَازُ نَخْلٍۢ مُّنقَعِرٍۢ », des troncs de palmiers déracinés ;
- les mêmes, en 69:6-7 : un vent « assujetti contre eux », et les gens gisant « كَأَنَّهُمْ أَعْجَازُ نَخْلٍ خَاوِيَةٍۢ », comme des troncs de palmiers vides ;
- les Épuiseurs [Thamud], en 54:31 : « أَرْسَلْنَا عَلَيْهِمْ صَيْحَةًۭ وَٰحِدَةًۭ فَكَانُوا۟ كَهَشِيمِ ٱلْمُحْتَظِرِ », comme les brindilles séchées d'un enclos ;
- les compagnons de la déraison, en 105:3-5 : des oiseaux envoyés sur eux, puis « فَجَعَلَهُمْ كَعَصْفٍۢ مَّأْكُولٍۭ », comme une enveloppe [de grain] mangée.
La comparaison n'est pas un ornement isolé : elle revient dans quatre récits, toujours à la même place, après l'envoi et le فَـ du résultat. Le peuple qui se croyait solide est réduit à ce qui reste d'une plante. Pour que le lecteur reconnaisse le schéma, les mêmes mots arabes reçoivent les mêmes mots : أَعْجَازُ نَخْلٍ est rendu « troncs de palmiers » en 54:20 comme en 69:7.
Dans le texte
تَنزِعُ ٱلنَّاسَ كَأَنَّهُمْ أَعْجَازُ نَخْلٍۢ مُّنقَعِرٍۢ« arrachant les gens comme des troncs de palmiers déracinés »
Envoi d'un vent (54:19), puis la comparaison : des troncs déracinés.
كَأَنَّهُمْ أَعْجَازُ نَخْلٍ خَاوِيَةٍۢ« comme des troncs de palmiers vides »
Même أَعْجَازُ نَخْلٍ, désormais même rendu qu'en 54:20.
إِنَّآ أَرْسَلْنَا عَلَيْهِمْ صَيْحَةًۭ وَٰحِدَةًۭ فَكَانُوا۟ كَهَشِيمِ ٱلْمُحْتَظِرِ« Nous avons envoyé sur eux un seul cri, et ils devinrent comme les brindilles séchées d'un enclos à bétail. »
Les trois temps dans une seule phrase : envoi, فَـ, comparaison.
فَجَعَلَهُمْ كَعَصْفٍۢ مَّأْكُولٍۭ« Et ne les a-t-Il pas réduits à l'état d'une enveloppe [de grain] mangée ? »
Le schéma clôt la sourate 105.