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القرآن
6 Sourates et récits 6 / 8

Sourate 72 : la parole des Occultés et la parole révélée

Règle établie 2 exemples 1 min

Dans la sourate 72, une longue série de phrases commence par وَأَنَّهُۥ / وَأَنَّا. La lecture de Hafs y lit أَنَّ (« que »), qui fait de tout ce qui suit le contenu de « Il m'a été révélé que » ; la lecture de Warsh lit إِنَّ en 72:3-14, ce qui en fait la parole directe des Occultés. La traduction retient Warsh pour 72:3-14 (sans « que ») et garde « Et que » pour la parole révélée (72:17-19).

La sourate s'ouvre sur « قُلْ أُوحِىَ إِلَىَّ أَنَّهُ ٱسْتَمَعَ نَفَرٌۭ مِّنَ ٱلْجِنِّ », « Dis : Il m'a été révélé qu'un groupe d'Occultés a écouté ». Les Occultés prennent alors la parole : « Nous avons entendu une lecture étonnante… ».

La question est de savoir où s'arrête leur parole. Avec أَنَّ (Hafs), chaque phrase de 72:3 à 72:14 dépend encore de « Il m'a été révélé que » : ce serait le Prophète qui rapporte. Avec إِنَّ (Warsh), ces phrases sont une déclaration directe des Occultés : « Et la majesté de notre Tuteur est élevée… ». Le « notre Tuteur » de 72:3 montre que ce sont bien eux qui parlent.

La traduction suit ici la lecture de Warsh pour 72:3-14 : douze propositions rendues « Et … », sans « que ». À partir de 72:17, le texte revient à la parole révélée, et les phrases gardent « Et que … » : « وَأَنَّ ٱلْمَسَٰجِدَ لِلَّهِ », « Et que les lieux de prosternation appartiennent à Dieu » (72:18). La série en وَأَنَّ de 53:38-54, sans divergence de lecture, garde aussi « Et que ».

Dans le texte

Exemple 72:3
وَأَنَّهُۥ تَعَٰلَىٰ جَدُّ رَبِّنَا
« Et la majesté de notre Tuteur est élevée »
Texte cité selon Hafs (وَأَنَّهُۥ) ; Warsh lit وَإِنَّهُۥ, et c'est cette lecture que suit la traduction : parole directe des Occultés, sans « que ». « Notre Tuteur » montre qui parle.
Exemple 72:18
وَأَنَّ ٱلْمَسَٰجِدَ لِلَّهِ
« Et que les lieux de prosternation appartiennent à Dieu »
Retour à la parole révélée : « Et que ».