⌂
100%
القرآن
6 Sourates et récits 8 / 8

L'apostrophe « Ô toi, l'enveloppé ! Lève-toi »

Hypothèse écartée 2 exemples 1 min

Hypothèse examinée : quand le Coran interpelle quelqu'un par un participe d'enveloppement (« Ô toi, l'enveloppé », « Ô toi, le revêtu d'un manteau ») suivi de l'ordre « قُمْ » (« Lève-toi »), l'état nommé serait précisément celui qu'il faut quitter.

Les deux occurrences sont réelles et se répondent : « يَٰٓأَيُّهَا ٱلْمُزَّمِّلُ قُمِ ٱلَّيْلَ » (73:1-2) et « يَٰٓأَيُّهَا ٱلْمُدَّثِّرُ قُمْ فَأَنذِرْ » (74:1-2). Dans les deux cas, l'apostrophe nomme un homme enveloppé, puis l'ordre le fait se lever. Les deux participes sont des hapax (fiches زمل et دثر).

Mais deux occurrences, dans deux sourates qui se suivent, ne font pas une règle générale ; et l'énoncé (« l'état nommé est celui qu'il faut quitter ») est une lecture, non une régularité vérifiable ailleurs dans le corpus.

Le fait a sa place ailleurs : il illustre l'apprentissage « Lire une sourate avec ses voisines », selon lequel des sourates voisines se répondent par paires. Il y est consigné comme preuve.

Dans le texte

Exemple 73:1-2
يَٰٓأَيُّهَا ٱلْمُزَّمِّلُ قُمِ ٱلَّيْلَ
« Ô toi, l'enveloppé ! Lève-toi la nuit »
Première sourate de la paire.
Exemple 74:1-2
يَٰٓأَيُّهَا ٱلْمُدَّثِّرُ قُمْ فَأَنذِرْ
« Ô toi, le revêtu d'un manteau ! Lève-toi et avertis »
La sourate suivante répond à la première : un écho de paire (« Lire une sourate avec ses voisines »), non une règle.