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القرآن
5 Formules et refrains 2 / 17

L'impératif قل en ouverture de sourate

Règle établie 3 exemples 1 min

Cinq sourates s'ouvrent sur l'impératif قُلْ (« Dis ») : 72, 109, 112, 113 et 114. Tout ce qui suit est une parole que le récitant doit prononcer lui-même ; la traduction garde donc toujours « Dis : » en tête.

Le test a porté sur les 114 sourates : seules ces cinq commencent par قل. Dans chacune, le texte ne parle pas au lecteur, il lui donne les mots à dire : « Dis : Il est Dieu, Singularité absolue » (112), « Dis : Je cherche refuge… » (113, 114), « Dis : Ô vous qui reniez ! » (109), « Dis : Il m'a été révélé… » (72).

Supprimer قل dans la traduction ferait de ces sourates une déclaration de Dieu sur Lui-même ou un récit ; le garder rend au lecteur sa place : c'est lui qui prend la parole. Les six langues le gardent : « Dis : », « Say: », « Di: », « Di': », « Katakanlah: », « Скажи: ».

La sourate 72 le confirme de l'intérieur : quatre autres قل découpent sa fin (72:20, 72:21, 72:22, 72:25), chaque fois pour une nouvelle parole à prononcer.

Dans le texte

Exemple 112:1
قُلْ هُوَ ٱللَّهُ أَحَدٌ
« Dis : Il est Dieu, Singularité absolue. »
Sans « Dis », la phrase deviendrait une déclaration de Dieu ; avec lui, c'est le récitant qui l'affirme.
Exemple 109:1
قُلْ يَٰٓأَيُّهَا ٱلْكَٰفِرُونَ
« Dis : Ô vous qui reniez ! »
La parole est mise dans la bouche du récitant, qui s'adresse lui-même aux renieurs.
Exemple 72:1
قُلْ أُوحِىَ إِلَىَّ
« Dis : "Il m'a été révélé »
Seule sourate longue de la série ; quatre autres قل en découpent la fin.