L'impératif قل en ouverture de sourate
Cinq sourates s'ouvrent sur l'impératif قُلْ (« Dis ») : 72, 109, 112, 113 et 114. Tout ce qui suit est une parole que le récitant doit prononcer lui-même ; la traduction garde donc toujours « Dis : » en tête.
Le test a porté sur les 114 sourates : seules ces cinq commencent par قل. Dans chacune, le texte ne parle pas au lecteur, il lui donne les mots à dire : « Dis : Il est Dieu, Singularité absolue » (112), « Dis : Je cherche refuge… » (113, 114), « Dis : Ô vous qui reniez ! » (109), « Dis : Il m'a été révélé… » (72).
Supprimer قل dans la traduction ferait de ces sourates une déclaration de Dieu sur Lui-même ou un récit ; le garder rend au lecteur sa place : c'est lui qui prend la parole. Les six langues le gardent : « Dis : », « Say: », « Di: », « Di': », « Katakanlah: », « Скажи: ».
La sourate 72 le confirme de l'intérieur : quatre autres قل découpent sa fin (72:20, 72:21, 72:22, 72:25), chaque fois pour une nouvelle parole à prononcer.
Dans le texte
قُلْ هُوَ ٱللَّهُ أَحَدٌقُلْ يَٰٓأَيُّهَا ٱلْكَٰفِرُونَقُلْ أُوحِىَ إِلَىَّ