Les serments sur des participes féminins : « par celles qui … »
Cinq sourates s'ouvrent sur une série de serments portant sur des participes féminins pluriels pris sans nom : وَٱلْعَٰدِيَٰتِ, وَٱلْمُرْسَلَٰتِ, وَٱلنَّٰزِعَٰتِ, وَٱلذَّٰرِيَٰتِ, وَٱلصَّٰٓفَّٰتِ. Le texte ne dit pas de qui il s'agit ; la traduction garde le féminin et ne comble pas le vide : « Par celles qui … ».
Les cinq ouvertures sont 37:1-3, 51:1-4, 77:1-5, 79:1-5 et 100:1-5. Chaque fois, le participe est au féminin pluriel et n'a pas de nom qui le porte : « وَٱلْعَٰدِيَٰتِ ضَبْحًۭا », « par celles qui franchissent les limites, haletantes ». Le lecteur sait ce qu'elles font, non ce qu'elles sont.
Les commentaires proposent des identités (chevaux, vents, anges), mais le texte n'en nomme aucune. Traduire « Par les chevaux … » ou « Par les anges … » ajouterait au texte ce qu'il a choisi de taire. La traduction garde donc la forme : un pronom féminin et une relative, « celles qui ».
Le français, l'espagnol et l'italien marquent le féminin (« celles qui », « las que », « quelle che ») ; l'anglais n'a pas de genre (« those that / those who »).
Dans le texte
وَٱلْعَٰدِيَٰتِ ضَبْحًۭاوَٱلصَّٰٓفَّٰتِ صَفًّۭاوَٱلْمُرْسَلَٰتِ عُرْفًۭاوَٱلنَّٰزِعَٰتِ غَرْقًۭا