« إِلَىٰ رَبِّكَ » en tête : le terme où tout aboutit
Quand « إِلَىٰ رَبِّكَ » (« vers ton Tuteur ») est placé en tête de la phrase, avant un nom qui dit une fin (le lieu stable, la conduite, la limite ultime, le retour), l'arabe insiste : c'est vers Lui, et vers nul autre. La traduction marque cette mise en relief : « C'est vers ton Tuteur que … ».
En arabe, l'ordre habituel placerait le nom avant le complément ; ici, le complément est avancé, et cet ordre exprime l'exclusivité. Les cinq occurrences :
- 75:12, « إِلَىٰ رَبِّكَ يَوْمَئِذٍ ٱلْمُسْتَقَرُّ », c'est vers ton Tuteur, ce jour-là, que sera le lieu stable ;
- 75:30, « إِلَىٰ رَبِّكَ يَوْمَئِذٍ ٱلْمَسَاقُ », la conduite ;
- 79:44, « إِلَىٰ رَبِّكَ مُنتَهَىٰهَآ », la limite ultime de l'Heure ;
- 53:42, « وَأَنَّ إِلَىٰ رَبِّكَ ٱلْمُنتَهَىٰ », la limite ultime ;
- 96:8, « إِنَّ إِلَىٰ رَبِّكَ ٱلرُّجْعَىٰٓ », le retour.
Les cinq noms disent tous un point d'arrivée. La tournure française « C'est vers … que » rend l'exclusivité sans ajouter de mot comme « seul ». En 53:42, la phrase fait partie de la série en « وَأَنَّ » (« Et que … ») qui structure la fin de la sourate 53 ; elle garde donc « et que vers ton Tuteur est la limite ultime ».
Dans le texte
إِلَىٰ رَبِّكَ يَوْمَئِذٍ ٱلْمُسْتَقَرُّإِنَّ إِلَىٰ رَبِّكَ ٱلرُّجْعَىٰٓإِلَىٰ رَبِّكَ مُنتَهَىٰهَآ